DEXIA : Comme en Belgique, il faut mettre en place une commission d’enquête parlementaire dans les plus brefs délais

lundi 12 mars 2012
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« Le collectif pour un Pôle Public Financier au service des droits regroupe une trentaine de syndicats et associations dédiés à la mise en réseau d’institutions financières dans lesquelles l’État dispose d’une influence certaine, directement ou indirectement, afin de les mettre réellement au service du financement de l’économie et de la satisfaction des besoins sociaux ».

Le collectif pour un Pôle Public Financier ne peut se satisfaire du traitement du dossier DEXIA. Cette faillite est un exemple éclatant des errements de la finance lorsque celle-ci n’est pas contrôlée par la puissance publique. Issue de la privatisation d’une activité exercée initialement par la Caisse des Dépôts (Crédit local de France), cette banque illustre les dérives d’une finance dérégulée et la complicité de certains responsables politiques, les gouvernements français et belge ayant toujours été représentés au sein de son conseil d’administration. Par ailleurs, la dimension de cette faillite ne doit pas escamoter la question des personnels dont le sort reste incertain.

Dans un premier temps nous demandons à ce que toutes les leçons soient tirées de cette catastrophe financière qui dépasse par son ampleur celle du Crédit Lyonnais et met une fois encore la collectivité à contribution. Contribution très lourde en 2012, au beau milieu d’une crise économique et sociale, puisqu’au delà de la garantie de plus de 30 milliards d’euros apportée par l’Etat français, la Caisse des Dépôts va devoir s’endetter pour apporter 11,5 milliards d’euros à DEXIA Municipal Agency pour pallier ses besoins de liquidité immédiats.

Il nous paraît donc nécessaire qu’une commission d’enquête parlementaire, consacrée spécifiquement aux causes et aux conséquences de la faillite de DEXIA (12 milliards d’euros de pertes en 2011 qui s’ajoutent aux 6 milliards perdus précédemment), soit constituée pour déterminer les responsabilités sur ce dossier et qu’elles soient sanctionnées.

Dans un deuxième temps, il faudra que cette commission tire les conséquences de l’affaire DEXIA afin qu’elle ne se reproduise plus. Force est de constater que le montage qui est proposé pour la partie financement des collectivités locales et autres acteurs publics (notamment les hôpitaux publics) ne garantit pas suffisamment que les mêmes problèmes ne ressurgissent. Il n’y a en effet aucun contrôle public et démocratique de la structure qui sera gérée en petit comité entre l’Etat, la Caisse des Dépôts et La Banque Postale.

Paris le 28 février 2012

http://pourunpolepublicfinancier.org/

Contacts : Jean-Philippe GASPAROTTO 06 07 84 11 20 - Nicolas GALEPIDES 01 44 62 12 97 - 06 08 64 77 17


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